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Vers un monde plus équitable - d’un compteur à l’autre!

Landis+Gyr
By Landis+Gyr - 19 sept. 2017 09:50:29

Un consortium néerlandais dirigé par les deux plus grands exploitants de réseaux des Pays-Bas a lancé une initiative visant à rendre le monde meilleur. L’objectif de l'initiative « Fair Meter » est de n'utiliser que des appareils écologiquement durables et socialement acceptables dans la zone desservie par le consortium, dans l’espoir de révolutionner le marché de l’industrie électronique.ozark-drones-90807.jpg

Les révolutions partent généralement de la base, raison pour laquelle Alliander et Stedin ont entrepris de changer le monde à partir des Pays-Bas. Le consortium, dirigé par les deux plus grands fournisseurs d'énergie des Pays-Bas, a pour aspiration de renouveler le secteur de l'électronique. Ensemble, les deux sociétés fournissent des services d’électricité et de gaz à 4 millions de foyers, et le consortium couvre environ 65% des 7 millions de foyers aux Pays-Bas. Des chiffres suffisamment importants pour inciter les sous-traitants à repenser et à redéfinir la chaîne d'approvisionnement.

Profielfoto-Dominique-Feb2017.jpg« Si nous installons des millions de compteurs destinés à améliorer indirectement le monde, pourquoi ne pas concevoir un compteur qui a également un impact directement positif sur notre monde ? »

Dominique Hermans, Conseiller en économie circulaire, Alliander.

Le concept du Fair Meter est né en 2013, alors qu’Alliander et Stedin souhaitaient passer un marché de plusieurs millions de compteurs communicants dans le cadre d'un projet majeur:

« Nous avons réalisé que le compteur communicant faisait partie intégrante de la politique européenne de lutte contre le changement climatique. Le principe est qu'en sensibilisant les consommateurs à l’égard de leur consommation d'énergie, le compteur peut indirectement favoriser des économies d'énergie. Or, si nous installons des millions de compteurs indirectement destinés à améliorer le monde, pourquoi ne pas opter pour un compteur qui a également un impact directement positif sur notre monde ? », s’interroge Dominique Hermans, Conseiller en économie circulaire chez Alliander. Ainsi, une vision est née, la vision d'un appareil qui, de l'extraction des matières premières à sa mise au rebut, épouse, autant que faire se peut, des idéaux sociaux et écologiques.

Un objectif commun

Dès que l'idée a pris forme, une alliance a vu le jour entre Alliander, Stedin, Delta et Westland Infra et un « Green Deal » a été signé avec le gouvernement néerlandais en 2013.

Ainsi, dans le cadre de la transposition de la directive de l'UE sur les réseaux et les compteurs communicants dans le droit national, le nouveau consortium et le gouvernement ont signé un accord engageant les parties à n’avoir recours qu’à des sous-traitants étant en mesure de prouver que leurs appareils avaient été fabriqués de manière équitable.

A l’approche de cet accord, un certain nombre d'obstacles ont dû être surmontés. Il a fallu dans un premier temps définir ce qu’impliquait réellement l'équité dans la chaîne d'approvisionnement. Et dans un deuxième temps, l’industrie devait suivre l’exemple.

 

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« Nous ne pouvions pas être certains des questions que soulèveraient nos compteurs communicants dans ces domaines, et nous ne pouvions pas non plus écarter cette hypothèse. Ainsi, notre priorité majeure a été d’exiger une transparence de la part de nos fournisseurs. »

Reinout Wissenburg, Affaires publiques & Développement durable, Stedin.

 

« Nous devions préciser ce que nous entendions par « équitable », dans la mesure où ce concept était nouveau au sein de l’industrie », explique Reinout Wissenburg, Responsable des Affaires publiques & du Développement durable chez Stedin. « Nous avons donc abordé les quatre inconnues du secteur de l'électronique dont nous avions connaissance : les conditions de travail, les minéraux de la guerre, la pénurie et les déchets d'équipements électriques et électroniques. Le fait est que nous ne pouvions pas être certains des questions que soulèveraient nos compteurs communicants dans ces domaines, et nous ne pouvions pas non plus écarter cette hypothèse. Notre priorité majeure a donc été d’exiger une transparence de la part de nos fournisseurs. »

Impliquer l'industrie n'a pas toujours été chose aisée. « Nous avons dû créer un vocabulaire pour aborder les aspects « équitables » : pourquoi voulions-nous l’équité et ce que nous entendions par équité… », se rappelle Wissenburg. « Nous avons mis en place la « Fair Performance Ladder » pour nous accompagner dans cette démarche, et pour soutenir et conseiller également nos fournisseurs. »

Le processus du compteur communicant équitable dépasse largement le cadre de l’évaluation standard de la responsabilité sociale des entreprises dans le processus d’approvisionnement. « En plaçant l'approche équitable au cœur même de notre politique d'approvisionnement, en continuant à en parler et en posant des questions, les fournisseurs nous ont progressivement pris au sérieux. » Cependant, la nouvelle exigence n'a pas toujours été comprise. Certains fournisseurs se sont montrés ouverts et intéressés par le sujet, d'autres moins. « En fin de compte, l'initiative a été favorisée par Landis+Gyr qui a accepté de lancer un pilote Fair Meter. Ce pilote a véritablement remis les choses à leur place et a prouvé le sérieux de notre démarche. Nous avons ainsi pu commencer à étudier les nombreuses options intéressantes qui s’offraient à nous pour créer un compteur communicant doté d’une histoire véritablement positive et équitable. Pour changer littéralement le monde, d’un compteur à l’autre, » précise Wissenburg.

Le compteur équitable est un compteur circulaire

Mais par où commencer? Landis+Gyr avait déjà intégré la plupart des exigences dans ses activités, la responsabilité sociale de l'entreprise étant un principe profondément ancré dans ses processus depuis des années. Mais l'initiative « Fair Meter » l’a véritablement incitée à aller de l’avant et à accélérer les avancées. « Il convient de savoir quels sont les enjeux sur lesquels une entreprise peut exercer le plus d’influence, et dans le cas de Landis+Gyr, il était logique d’examiner de plus près la construction et la conception des appareils ainsi que le potentiel d’économie des matériaux et d'utilisation de matériaux recyclés », déclare Joe Andrews, Responsable Produits chez Landis+Gyr.

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L'équipe du Fair Meter de gauche à droite : Dominique Hermans (Alliander), Joe Andrews (Landis+Gyr), Reinout Wissenburg (Stedin), Dirk Bijl de Vroe (Stedin) et Marcel de Nes Koedam (Alliander).

Dans le cadre de l'initiative Fair Meter, Landis+Gyr a mené un projet pilote sur la Circularité des compteurs communicants, en mettant l'accent sur l'utilisation des ressources et des matières premières pendant le cycle de vie d'un compteur communicant. Le pilote avait pour but d'identifier les caractéristiques des compteurs équitables pouvant être transposées dans les compteurs de prochaine génération ainsi que dans les processus de production, d'exploitation et d'utilisation et de recyclage associés aux compteurs communicants.

Dans le cadre de ce projet pilote, un étalon et un référentiel de compteur équitable ont été créés, et plusieurs études de faisabilité et analyses ont été réalisées sur le sujet. Les résultats font état d’un fort potentiel d’amélioration de la circularité des compteurs communicants, et d’avancées majeures, avec notamment une révision radicale de la conception assortie d’une réduction considérable du poids des compteurs et une modularité inhérente à la conception.

Les premières avancées ont été réalisées dans un délai relativement court. L'équipe de développement de Landis+Gyr a fait des progrès remarquables, en réduisant notamment la quantité de matières premières utilisées. « Par rapport au type de compteur précédent, l'équipe Landis+Gyr a réussi à réduire de manière notable la quantité de matériaux utilisés dans la fabrication du nouveau compteur électronique E360, et ce faisant, a considérablement réduit l'impact environnemental », explique Reinout Wissenburg. Au cours de la première phase, le plastique utilisé pour fabriquer le compteur E360 a été réduit de 21% et le métal de 10%. Mais le développement ne s'est pas arrêté là. Les développeurs de Landis+Gyr s'étaient fixés un objectif beaucoup plus ambitieux : celui de réduire la quantité de plastique d'au moins un tiers et la quantité de métal de près de 60%. En outre, la proportion de plastique recyclé devait être encore augmentée.

De retours positifs du marché

Les réactions du marché ont démontré que le concept du Fair Meter n'était pas une simple goutte d’eau dans l'océan. « Le groupe de citoyens concernés est en augmentation, incité par la visibilité des objectifs climatiques et de développement durable », explique Dominique Hermans, qui décrit tous les retours positifs. « Pour la majorité d’entre eux, il fallait le faire, et nous sommes encouragés dans notre démarche et dans nos efforts. » L'initiative Fair Meter pourrait donc être le début d'un mouvement beaucoup plus vaste. « Le grand objectif audacieux » est une chaîne d'approvisionnement électronique véritablement durable, dans l’ensemble de l'industrie des biens électroniques, des ordinateurs portables aux appareils ménagers en passant par les téléphones (que soutiennent déjà certaines marques) », explique Hermans qui garde un œil sur l'avenir. « Et c'est ce en quoi nous croyons : créer ensemble un monde meilleur, d’un compteur à l’autre ! »

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